Le dessin du marquèteur - André-François Chassin

Produire un dessin à marqueter est très souvent la première difficulté du marqueteur qu’il soit amateur ou professionnel.

 

Combien de fois entend-on : « je ne sais pas dessiner », où puis je trouver un dessin ?

 

Ne vous découragez surtout pas, le dessin s’apprend assez facilement en respectant quelques règles qui permettent de résoudre pratiquement tous les problèmes qui se posent au marqueteur. La seule contrainte est d’y consacrer un peu de votre temps.

A la base de tout art plastique, peinture, aquarelle, sculpture etc… la qualité du dessin initial, qu’il soit matérialisé sur une feuille de papier ou fortement imaginé dans l’esprit de l'auteur est primordiale. La marqueterie n’échappe pas à la règle

Le marqueteur a besoin de 2 types de dessin. :

1 - Le « gabarit de découpe» (dessin au trait) est souvent le seul auquel pense le débutant. Il faut savoir vivre avec son temps et les logiciels de dessin vectoriels (courbe de Bézier) permettent de reproduire n’importe quelle gravure ou photo sans avoir recours à la mise à l’échelle décrite dans la méthode traditionnelle des grilles (ou carrés)semblables. (voir [logiciels] -[produire un dessin parfait]. Ce n’est rien d’autre qu’un plan de découpe.

Il faut prendre garde aux logiciels de transposition directe (fonction découpe de photoshop par exemple ou streamline) qui produisent des transpositions mécaniques et sans âme souvent trop complexes dans l'expression du trait, les courbes étant exprimées par une multiplication de segments droits.

2 - Il est indispensable d’ajouter un croquis de mise en place. Au même titre que n’importe quelle image, une marqueterie ne représente qu’une partie du champ visuel de celui qui la regarde. Il faut donc « composer » le motif afin de positionner le détail essentiel au point fort de la surface projetée (nombre d’or, règle du 1/3 ou du 1/4 et de traiter la valeur colorimétrique des différentes zones, l’incidence du fil du bois sur la perception des reliefs par l’œil. Les anciens parlaient souvent d’une gouache, mais un dessin au crayon suffit à celui qui a travaillé un peu le sujet. Les acharnés de l’ordinateur pourront même tester l’effet des bois réels dont ils disposent à l’aide de logiciels de traitement de l’image après les avoir photographiés. Et là, il s’agit non plus seulement d’un dessin technique, mais d’un dessin d’art, trop peu développé dans nos établissements d’enseignement.

Par contre il n’est pas question avec nos bois de prétendre reproduire une photo au sens strict pour la simple raison qu’une grande partie de la palette des couleurs est absente (vert et bleu). De plus, point n’est besoin d’être parfaitement fidèle au modèle et de positionner tous les détails pour évoquer le thème choisi bien au contraire. C’est là qu’un bon cours de dessin vous proposera quelques règles qui vous permettront de simplifier le motif et de positionner les ombres et lumières à leur juste place, de corriger les erreurs de perspective, de mieux choisir vos bois selon la « valeur »   ou tonalité de leur couleur.

 

Je vous recommande un cours très simple dont la partie gratuite est bien suffisante pour nos besoins :

http://www.dessinenligne.com/index.html par un excellent pédagogue : Bruno Volle

Au-delà des explications théoriques, ses animations video vous permettront de comprendre sans difficulté les quelques règles fondamentales du dessin d’art

Pour mieux cerner les points forts d’une image, je vous propose un très bon site :

http://100iso.free.fr/cours/composition.htm#La%20bonne%20photographie

Enfin si vous incluez des personnages dans votre composition, il y a des proportions relativement stables à respecter entre les différentes parties du corps humain  :

http://www.figurinesfr.org/page.php?id=50

Tout le monde n’est pas Modigliani ou Picasso.

 

Du papier, un crayon, une gomme

 

André-François Chassin



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