En marge de la marquèterie chez Carole Szwarc

 

Carole SZWARC

 

POESIE du BOIS et TRANSPARENCES

 

Il y a parmi nos adhérents une marqueteuse dont vous n’avez peut-être doute jamais admiré les œuvres. Il y a bien longtemps en effet, trop longtemps diront ceux qui la connaissent, que ses tableaux ne s’affichent plus aux Journées Internationales de la Marqueterie.

C’est que Carole déborde d’activités qui ne lui laissent plus guère le temps de s’adonner à cet art pour lequel elle s’est passionnée il y a vingt cinq ans lorsqu’elle est entrée à l’atelier Josnin, dans le faubourg Saint-Antoine, pour décrocher deux ans plus tard son CAP de marqueteur.

Chef d’atelier puis formatrice, Carole acquiert de nouvelles techniques. Georges Vriz lui confie son atelier de l’ADAC en 1990.

Carole est également membre de jury divers, mais son activité ne s’arrête pas là.

Communicative, elle transmet aux jeunes, et moins jeunes, sa connaissance de la marqueterie et forme régulièrement dans son atelier du 3 ème arrondissement, des stagiaires, aux techniques de son art, du débutant au marqueteur déjà confirmé.

Mais pour son propre compte Carole ne fait pratiquement plus de marqueterie traditionnelle telle que nous la concevons généralement. Elle a mis au point une variante qu’elle appelle « la transparence » Et le résultat est remarquable. Elle s’en explique dans un poème de sa plume :

Aujourd’hui elle est marqueteuse, enseignante, journaliste et ….poète. Voici comment elle définit son rapport avec le bois.

 

Mon rapport avec le bois est avant tout sensoriel:

je cherche à exprimer sa vie et sa sensualité.

 Je façonne mes tableaux comme on compose un bouquet d’épices.

Chaque essence de bois évoque en moi une émotion sensorielle

(olfactive, gustative, tactile ou dynamique).

Le mariage des essences compose un bouquet, une image,

riche des différences et des contrastes de chaque élément,

mais unie en une nouvelle fragrance bigarrée.

De même qu’en arôme, on hache, broie,

tire le jus des plantes fraîches ou séchées,

je presse mes placages* les uns sur les autres, un par un,

pour que les veines dures des uns écrasent les veines tendres des autres;

puis, comme on réduit un jus pour le concentrer,

j’affine la surépaisseur pour laisser paraître la transparence,

Je mélange des textures, les imprégnations.

Parfois je casse les bois, sculpte ou grave,

pour laisser ma griffe.

Je choisis des matériaux riches, bois indigènes ou exotiques,

de loupes, des mailles, des veinages, des ramages,

mais aussi des noeuds, des défauts,

qui témoignent de leur force de vie.

Quand la couleur apparaît, si elle n’est pas naturelle,

c’est imprégnée par avance dans le matériau et non peinte en surface.

Certain bois sont précieux, d’autres communs, pour

ne pas saturer les sens.

 

Tous me sont chers et intimes.

 

Carole Szwarc

Ça, c’est la face poète.

Côté journaliste Carole publie ses articles dans diverses publications dont la revue « Couleurs Bois » que certains d’entre nous connaissent pour y être abonnés.

 

Pour en savoir d’avantage :
Atelier Carole Szwarc
14, rue de la Corderie
75003 Paris
tél : 0148045022
info@caroleszwarc.fr

P. Loescher " "



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