Pour Georges Morin : dans l'oeuf tout est bon - P. Loescher

           

 

Pour  GEORGES MORIN, dans l’œuf, tout est bon !

 

 

 

 

 

Si vous avez été au rendez-vous des JIM vous êtes peut-être passé devant deux petits tableaux, exposés face à l’entrée de la salle, sans vous rendre compte que ce n’était pas de la marqueterie traditionnelle.

 

En effet, Georges MORIN exposait là deux œuvres réalisées en coquilles d’œufs, bois et paille.

 

Georges Morin, retraité de la télévision, a toujours aimé dessiner et peindre, mais à la lecture d’un ouvrage de Jean Dunand intitulé « vie et œuvre » il s’est intéressé cet art original: la marqueterie en coquille d’œufs et a commencé à s’y frotter à partir de 1999.

 

De quoi s’agit-il ?

faisane, de cailles ou de volatils plus exotiques, l’émeut ou l’autruche.

 

Or tous ces œufs aux dimensions variables sont de couleur également variable. Si nous connaissons tous la coquille blanche de nos poules ordinaires, les poules de Marant pondent des œufs de couleur brun à brun foncé. Les œufs d’autruche sont « coquille d’œuf » ! et ceux de l’émeut tirent sur le bleu-vert intense. Et il y en a des tachetés, notamment chez les oiseaux de chez nous et de plus petite taille.

 

Pour Georges Morin le premier travail consiste à choisir son sujet , en partie, en fonction des œufs qu’il possède.

 

 

  • Il faut ensuite reproduire sur le support définitif du tableau, médium en général, le dessin de l’œuvre qu’il souhaite réaliser. C’est là que ses talents pour le dessin lui sont d’un bon secours.
  • Une coquille d’œuf possède trois peaux qu’il faut enlever soigneusement. La première nous la connaissons. Nous avons tous épluché un œuf dur et constaté que le blanc était enveloppé d’une peau fine. C’est la première. Il y en deux autres restées collées à l’intérieur de la coquille. Pour Georges Morin, il faut les retirer.
  • La troisième étape consiste à casser les coquilles en petits morceaux (quelques millimètres de coté) avant de les appliquer à la colle blanche sur le support en fonction du dessin réalisé en première phase. Les morceaux s’appliquent à la main, par pression du doigt, suffisante pour faire prendre la colle mais raisonnable pour éviter que le petit morceau de coquille ne casse en mille morceaux. De la pression exercée à ce moment-là, dépendra le rendu craquelé définitif les petits éléments du tableau.
  • Bien entendu la forme des éléments de coquille ne permet pas de suivre exactement de trait du dessin. A cet effet le débord est enlevé à l’aide d’un ciseau à bois qui permet également de supprimer le trop de colle sur le support.
  • Le corps du dessin est réalisé ensuite en ajustant les éléments de coquille les uns par rapport aux autres en fonction des couleurs et du sujet du tableau.
  • A ce point, l’œuvre est pour ainsi dire terminée et peut être vernie selon le goût de chacun.
  • Mais il reste la présentation de l’œuvre dans son décors: Bois ou paille qui mettront en valeur le travail  ainsi réalisé.
  • Et lorsque vous regarderez le résultat de près, il vous semblera voir une de ces peintures anciennes dont les vernis craquelés traduisent le temps qui passe.

 

                                             

 

Les outils ? Une bonne vue ou de bonnes lunettes, un ciseau à bois, un petit couteau, des pinces et de la colle à bois.

 

J’oubliais : une bonne réserve de patience ou comme le préfère Georges Morin, de passion. (les chiens : 2 mois / 8 heures par jour)

 

Pour en savoir plus :

Georges MORIN

01 43 76 91 33

P. Loescher

 
 


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