Presse amateur, facile ,bon marché - Piere Loescher

 

Une presse artisanale.

 

Pour un marqueteur amateur la mise sous presse n’est pas toujours une étape évidente dans la réalisation de son œuvre.

Par son coût, son encombrement et par son poids, ce n’est pas un outillage dont on dispose facilement en appartement !

C’est mon cas et Tremblay est à plus de 45 km de mon domicile. Par ailleurs, et compte tenu des dimensions modestes des tableaux que je souhaite exécuter, une presse de l’envergure de celle de l’atelier de l’ Atrema ne se justifie pas bien entendu. Un équipement plus modeste peut me satisfaire.

J’ai donc imaginé de réaliser moi-même un appareil susceptible de satisfaire à mes besoins c’est à dire me permettre de presser des tableaux de dimensions maximales de 60 x 40 cm. C’est une limite que je me suis fixé mais il ne serait sans doute pas impossible de la dépasser légèrement.

La base de l’appareil est une plaque en agglo de 60 X 50 mm et de 15 mm d’épaisseur sur laquelle    sont fixés, perpendiculairement à la plus grande dimension, trois tubes acier creux de section rectangulaire de 30 X 50 mm. équidistants de 200 mm., le tube central étant placé dans l’axe de la base.

 

  • A chaque extrémité et de part et d’autre de ces tubes sont vissés un fer plat de 4 X 30 mm. et de 500 mm de longueur.

 

  • En tête de ces plats trois tubes acier de même section que les précédents, fixés symétriquement à ceux de la base, forment trois cadres identiques.

 

  • Pour consolider l’ensemble j’ai fixé sur le dessus de ces tubes une plaque agglo identique à l’embase.

L’ossature de mon appareil était prêt. Pour transformer cette ossature en presse j’ai acheté, dans un casse-auto, trois crics de voitures.

Le tableau à presser est disposé sur quatre plaques d’agglo posés sur les tubes inférieurs

  • Le tout est recouvert par trois autres plaques d’agglo.
  • Les trois crics sont installés sur les plaques supérieures au droit de chacun des trois tubes aciers.
  • L’ouverture des crics assure la compression des plaques et le collage de la marqueterie.  

Après une vingtaine d’utilisations je n’ai pas eu de surprise désagréable concernant le résultat du collage. A noter toutefois que le travail ne peut être de qualité que pour autant que l’épaisseur des plaques au dessus et en dessous du tableau est suffisante pour assurer une répartition régulière de la pression sur l’ensemble de la surface du tableau.

 

Pierre Loescher



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